Ménopause : le THM augmente le risque de cancer de l’ovaire

By | février 18, 2015

Un groupe d’experts internationaux a pris en charge 52 études internationales pour examiner les différents rapports. Ces études datent de 1998 à nos jours. Le résultat est sans appel, le traitement hormonal de la ménopause (THM) augmente de 37% le risque de cancer de l’ovaire.

Jusqu’à présent, précise le Pr Pascal Bonnier de l’hôpital Beauregard de Marseille, la France ou même les Etats-Unis ne reconnaissaient pas le risque du cancer de l’ovaire comme lié au traitement par hormones, les traitements féminins œstrogènes. D’autres, au contraire, comme les anglais ont apportées des précisions lors d’études datant de 2007. Cette étude a concerné 1 million de femmes ménopausées sur une période de 5 ans. Une apparition de 26 cancers de l’ovaire pour 10 000 femmes ayant pris du THM contre seulement 22 femmes sans ce traitement. Soit un risque plus développé de 4 cancers pour 10 000 femmes sur 5 ans.

Les chercheurs montrent également qu’une exposition prolongée à ces traitements THM peut même provoquer les cancers du sein. Une augmentation faible, mais augmentation tout de même souligne le Pr Pascal Bonnier. Car il y a peu de facteurs de risques identifiés à l’exception de certaines mutations génétiques (BRCA1 et BRCA2) ou de maladies rares, tel que le syndrome de Lynch, qui augmentent très fortement le risque de cancer de l’ovaire.

Le cancer de l’ovaire est tout de même un cas assez rare en France, même si c’est toujours de trop. Il est détecté 5 000 nouveaux cas par an en France. 9 fois sur 10, ce sont des femmes de plus de 50 ans qui sont sujettes à ce cancer. Actuellement, faut de moyen de détection précoces et efficaces, le cancer de l’ovaire est détecté tardivement, contrairement au cancer du sein par exemple, ou même celui du colon ou du col de l’utérus. Le Pr Pascal Bonnier rappelle que 3 000 femmes décèdent chaque année de cette forme de cancer.

Le professeur NicolasWentzensen de l’institut américain du cancer ajoute que le risque de développer le cancer de l’ovaire est moins élevé que celui du cancer du sein, malgré l’utilisation des THM. Certains points ont été mis en évidence, mais dans l’ensemble, l’évaluation globale du THM, ses bénéfices et ses risques, ne changera que de peu.