Attentats du 13 novembre : 5 millions de personnes ont rassuré leurs proches via Facebook

By | novembre 17, 2015

Le réseau social Facebook est doté d’une fonctionnalité très utile qui permet à une personne de signaler à ses proches qu’elle est en sécurité après un sinistre. Dénommée « Safety Check », cette fonctionnalité a été activée à la suite des attentats qui ont été perpétrés à Paris le 13 novembre dernier. 5 millions de personnes se trouvant dans la région parisienne s’en sont alors servies pour rassurer leurs amis et leurs familles, signalant via Facebook qu’elles allaient bien.

Comment fonctionne l’outil « Safety Check » ?

L’outil de sécurité Safety Check n’est pas en permanence fonctionnel sur Facebook. Jusqu’ici, Facebook ne l’a activé que dans le but de le rendre accessible aux personnes qui se trouvent dans des zones ayant subi des catastrophes naturelles. Lorsqu’il est activé, Safety Check apparaît sur la page de l’internaute sous la forme d’un bouton. Ensuite, il suffit à l’utilisateur de Facebook de cliquer sur ce bouton pour que tous ses contacts reçoivent une notification les rassurant sur son sort.
Suite à l’activation de Safety Check après les attentats du 13 novembre, ce sont 5 millions de personnes vivant à Paris ou dans la région d’Île-de-France qui ont utilisé l’outil de sécurité.

Pourquoi avoir fait le choix de Paris au lieu de Beyrouth ?

La veille des attentats de Paris qui ont fait 129 victimes, un autre attentat faisait 44 morts à Beyrouth au Liban. Pourtant, Facebook n’a pas activé Safety Check pour permettre aux résidents de Beyrouth de rassurer leurs proches comme ce fût le cas à Paris. Ce paradoxe a soulevé de nombreuses critiques, la grande question étant de savoir pourquoi la situation de Paris était exceptionnelle pour Facebook, mais pas celle de Beyrouth…
Mark Zuckerberg, fondateur et PDG du groupe gérant le réseau social Facebook, a parfaitement reconnu les faits. Mais il n’a malheureusement fourni aucune explication. Il s’est contenté se d’annoncer que Safety Check sera de plus en plus utilisé à l’avenir, en particulier pour des « catastrophes humaines ».