France : Le patronat dans la rue pour dénoncer la politique économique de l’exécutif

By | décembre 1, 2014

Environ 10.000 petits patrons étaient dans les rues de Paris ce lundi 1er décembre 2014 pour dénoncer la politique économique du gouvernement français. Ils protestent contre certaines mesures dont le compte pénibilité, le pacte de responsabilité et le temps partiel.

La politique économique du gouvernement français ne réjouit pas les chefs d’entreprises réunis au sein du patronat. Ils ont donc entamé une série de protestations depuis ce lundi. Selon ces patrons, cette politique étouffe les entreprises avec son lot de taxes, de sanction, de charges, etc. Parmi les mesures contestées, il y a le compte pénibilité qui dérange énormément les petits patrons. Ces derniers affirment qu’il sera impossible pour eux de vérifier chaque critère, ce qui risque d’entrainer des amendes à leur encontre. Quelques uns estiment même qu’avec ces amendes, ils perdront ce que leur aurait accordé le pacte de responsabilité. D’ailleurs, ils dénoncent aussi ce pacte par lequel le gouvernement compte réduire les impôts et charges des entreprises de 40 milliards d’euros, un chiffre qu’ils jugent insuffisant.

Par ailleurs, les dénonciations concernent aussi le temps partiel d’embauche. Le gouvernement impose un temps partiel de 24 heures et plus par semaine. Pour le patronat, c’est une mesure trop
contraignante pour les chefs d’entreprises et il va falloir que le gouvernement la modifie ou la supprime. Il y a également une dernière disposition qui fâche les chefs d’entreprises et il s’agit de
l’obligation qui leur est imposée d’avertir leurs employés à deux mois d’un probable vente de l’entreprise. Cela concerne particulièrement les chefs d’entreprises de moins de 250 salariés et le gouvernement estime que cette mesure permettra aux salariés eux-mêmes de reprendre l’entreprise. Mais, pour les chefs d’entreprises, cela pourrait entraver la vente puisqu’on informe ainsi la concurrence. Ils dénoncent donc farouchement ces mesures contraignantes par cette mobilisation qui va durer une semaine.