Téléphone mobile : La NSA espionne les réseaux depuis 2011

By | décembre 8, 2014

La plupart des réseaux téléphoniques mobiles existants dans le monde serait espionné par la NSA selon les documents publiés par Edward Snoden dans un journal américain. En 2012 où ces informations ont été publiées, le taux de réseaux mobiles espionnés serait de 70 %.

L’agence nationale de sécurité des Etats-Unis, la NSA aurait mis en place un programme spécial destiné à l’espionnage de tous les opérateurs de téléphonie mobile. Cette information provient des documents divulgués par Edward Snoden en 2012 et selon lesquels la NSA a un projet du nom de « AuroraGold » pour une surveillance globale des réseaux mobiles.

En effet, ce vaste programme d’espionnage aurait été lancé depuis 2011 et la NSA aurait utilisé une méthode qui ressemblerait fort bien à celle des hackeurs pour sa mise en œuvre. Elle aurait en effet installé des backdoor au niveau de tous ces opérateurs pour les espionner.

Ainsi, la NSA obtenait toutes les informations sur de nombreuses entreprises et consortium. Ce qui lui permettait d’être au courant de toutes les innovations technologiques des opérateurs de téléphonie mobile et de connaitre leurs codes. Elle décryptait même les emails provenant des employés de ces opérateurs. Avec ce programme, la NSA aurait donc pu obtenir toutes les données qu’il faut pour localiser tout abonné à tout moment. Ce qui lui permettait d’être en avance sur ces réseaux et de pouvoir les surveiller aussi longtemps qu’elle le souhaite.

A la date de la divulgation des informations sur AuroraGold en 2012, le nombre de réseaux téléphoniques mobiles espionnés par ce programme était estimé à 70 % environ. Par ailleurs, les documents publiés précisent que ce programme AuroraGold est sous la direction du  Target Technology Center et du Wireless Portofolio Management Office, tous deux étant des entités de la NSA. Ils étaient chargés de rassembler toutes les données nécessaires pour mettre en marche le programme. Il faut aussi rappeler que les documents contenant ces informations ont été rendus publics dans « The Intercept », un journal américain.