L’hôpital d’Annecy autorisé à prélever des organes après l’arrêt des soins

By | décembre 2, 2014

C’est le premier établissement hexagonal à pouvoir les réaliser, à la suite de l’arrêt du maintien en vie d’un patient. C’est la signature d’une convention avec l’Agence de biomédecine qui lui permet de les pratiquer sur des personnes décédant en général d’une limitation ou d’un arrêt des soins destinés à les maintenir en vie de façon artificielle.

Le Centre Hospitalier Annecy Genevois devra bien entendu suivre rigoureusement un protocole spécial élaboré de concert par l’Agence de biomédecine et des professionnels de santé. L’an passé, près de 19 000 personnes attendaient une greffe dans notre pays et seulement 27% d’entre elles ont pu en bénéficier. France Info rappelle par exemple qu’en moyenne, les patients en attente de greffons de reins doivent attendre 3 ans.

Ce type de prélèvement pouvait être réalisé depuis déjà 9 ans mais aucun établissement ne le pratiquait. Il s’agissait par exemple de prélèvement autorisé lors d’un arrêt cardiaque non autorisé ou en cas de décès encéphalique.
Désormais, comme nous venons de l’évoquer dans le premier paragraphe, l’autorisation est également délivrée lorsque l’équipe médicale décide de mettre fin à des traitements qu’elle juge inutiles (après une rencontre avec un intervenant extérieur et les proches du patient).
D’autres établissements pilotes vont signer la convention de l’Agence de biomédecine et vont pouvoir à l’avenir réaliser des prélèvements comme le Centre Hospitalier Annecy Genevois.