La dangerosité des virus favorisée par l’imperfection de la vaccination

By | juillet 30, 2015

Des scientifiques ont mené une recherche sur le virus de la maladie de Marek. Leurs travaux ont été très récemment publiés dans la revue américaine PLOS Biology.
On apprend à leur lecture que des vaccins dits imparfaits auraient le potentiel de doper la dangerosité des agents pathogènes. Dit autrement, ils favoriseraient la protection des virus et leur permettraient d’évoluer pour finir par devenir plus virulents.

Les chercheurs à l’initiative de ce travail ont réalisé des expérimentations sur des poulets vaccinés et non vaccinés. Ils ont observé que les animaux qui n’avaient pas été vaccinés sont décédés en une dizaine de jours tandis que les volailles qui l’avaient été ont réussi à survivre tout en transmettant un virus plus dangereux aux autres poulets qu’ils fréquentaient. Toutefois, ils ne sont pas absolument certain que le vaccin soit à l’origine de l’évolution des souches plus virulentes. Il est difficile d’apparenter cette évolution à celles des microbes qui finissent par résister de façon progressive aux antibiotiques.

Cette découverte est à relativiser et ne doit pas provoquer la panique chez les parents qui sont déjà réticents à prémunir leur progéniture de certaines maladies avec le principe de la vaccination. Effectivement, les vaccins actuels utilisés sur les humains sont parfaits, c’est à dire qu’ils empêchent la propagation des maladies et protègent les personnes contre les virus. C’est notamment le cas de la variole ou de la rougeole pour les enfants.
Néanmoins, on peut avoir des doutes quant au développement des prochains vaccins, notamment celui destiné à lutter contre Ebola ou le paludisme. Les médecins estiment quand même qu’il est préférable de proposer des vaccins imparfaits qu’aucun vaccin. Le Peter Openshaw s’inquiète d’une interprétation erronée des résultats de cette étude et encouragent les parents à faire vacciner leurs progénitures.