L’euro continue de baisser

By | janvier 8, 2015

Depuis quelques jours, l’euro a atteint sa valeur la plus basse. Jamais depuis sa mise en place la valeur de l’euro n’a été si basse. Ce matin, vers 8 heures, l’euro valait 1.1821 dollar alors que mercredi, la veille, il cotait 1.1842 dollar.

Le cours le plus faible atteint depuis janvier 2006 face au dollar, mais par contre, il gagne du terrain face au yen. L’euro est à 141.68 yens contre 141.10 yens mercredi soir.

Les différents économistes avaient pourtant prévu une baisse de 0.1% à cause de la crise des prix de l’énergie, mais l’inflation négative n’est pas de 0.1%, mais de 0.2%. Il faut rappeler que les prix de l’énergie ont chuté de 6.3% en décembre dans toute la zone euro.

Si c’est baisses continues, la zone euro risque d’entrer dans une zone de déflation identique à celle qui s’est déroulée de juin à octobre 2009 ; si le prix de l’énergie ne repart pas à la hausse prochainement, Jonathan Loynes, de Capital Economics, annonce que la crise financière de cette déflation pourrait durer bien plus longtemps et être plus néfaste. La BCE devrait agir courant janvier pour contrer ces baisses. Un vaste programme de rachat de crédits actifs, donc les obligations de pays dans la zone euro pourrait voir le jour dès le 22 janvier, suite à la réunion de politique monétaire de la BCE.

Ces rachats de crédits actifs permettraient de stimuler l’activité économique. Des liquidités relanceraient le système financier et donc de diluer la valeur de la monnaie unique, la rendant moins attrayante pour l’ensemble des investisseurs.

Une autre des causes possibles de la baisse de l’euro est peut être la crise de la Grèce et sa possible sortie de la zone euro en fonction des législatives du 25 janvier prochain.

Le déficit commercial entre l’Europe et les États Unis s’est encore creusé en novembre, cela a eut pour effet immédiat une chute de l’euro. Par contre le rapport attendu pour vendredi prochain va certainement être le bienvenue en annonçant une reprise des offres d’emplois dans le secteur privé.

Si le cours de l’euro baisse face au dollar, il n’est pas le seul à subir la chute. La livre britannique recule également mais reste stable vis-à-vis de l’euro, la devise suisse également.