Télépathie : une première expérience réussie entre Strasbourg et l’Inde

By | septembre 7, 2014

Une personne en Inde, et une autre à Strasbourg on réussi à communiquer sans parler, sans écrire et sans se voir : simplement par la pensée, le cerveau relié à des ordinateurs. Les chercheurs d’Harvard ayant mené cette expérience de télépathie espèrent développer ce mode de communication prometteur.

Vous rêvez que votre conjoint lise dans vos pensées ? Des chercheurs de la prestigieuse université américaine d’Harvard l’ont fait. Ils affirment avoir réussi, pour la première fois, à transmettre un message mental entre deux personnes séparées de plusieurs milliers de kilomètres.

L’expérience, détaillée récemment dans la revue scientifique Plos one, s’apparente à de la télépathie. Selon la définition du dictionnaire Larousse, la télépathie est « la transmission de pensées ou d’impressions quelconques d’une personne à une autre en dehors de toute communication par les voies sensorielles connues ».

Communiquer sans parler

Pour ce faire, les chercheurs ont utilisé Internet et un électroencéphalogramme. Sur la tête du premier sujet, en Inde, ils ont placé des électrodes transmettant ses activités cérébrales à un ordinateur. L’émetteur pensait des messages très simples comme « salut » ou « bonjour ». L’ordinateur a converti ces impulsions électriques dans son propre langage, le code binaire. Puis les a envoyés à un autre ordinateur, très loin de là, en France, à Strasbourg.

Le receveur, lui, a reçu les messages sous forme de flash lumineux. Il avait les yeux bandés mais l’ordinateur transmettait les messages à son cerveau via la simulation magnétique trans crânienne. Il s’agit d’une simulation du cortex cérébrale. Résultat : le receveur, à Strasbourg, a été capable d’interpréter les signaux lumineux et de saisir le message envoyé par l’autre personne, en Inde.

« Nous avons démontré qu’il était possible de transmettre des informations d’un cerveau humain à un autre à travers le cuir chevelu, sans utiliser de moteur ou de systèmes sensoriels périphériques », indiquent les auteurs de l’étude. Selon eux, il s’agit d’un premier pas dans l’exploration de nouveaux moyens de communication et d’interactions entre les hommes. Ils citent notamment la possibilité de communiquer avec des personnes paralysées incapables de parler.