Les Français font moins d’enfants, et plus tard

By | septembre 7, 2014

NATALITE – En 2013, les Français ont fait moins de bébés, et l’âge des mères ne cesse de reculer, selon une étude de l’Insee. Le taux de natalité dans l’Hexagone reste néanmoins l’un des plus élevés d’Europe.

Malgré une légère baisse des naissances l’an dernier, la France reste l’un des pays les plus féconds d’Europe. Selon l’Insee, 811 510 bébés ont vu le jour, en 2013 sur le territoire français (hors Mayotte). C’est 9 500 naissances (soit 1,2 %) de moins qu’en 2012. Si l’on est loin des sommets atteints durant le baby-boom (850 000 naissances annuelles en moyenne en métropole sur la période 1946-1974), ce nombre est plus élevé que dans les années 1990. La France a passé le seuil des 800 000 bébés chaque année en 2005.

La tendance à faire des enfants plus tard se confirme encore en 2013. L’âge moyen des femmes qui accouchent est de 30,3 ans, contre 26 ans dans les années 1970. « L’âge du premier enfant a commencé à reculer à la fin des années 1960, au moment où la contraception se diffusait. Puis la durée des étude s’est allongée, ce qui a retardée l’arrivée du premier bébé, » analyse Pascale Breuil, chef d’unité des études démographiques et sociales à l’Insee. En moyenne, les femmes faisant de études ont leur premier enfant cinq ans plus tard que les non-diplomées.

De plus en plus de jumeaux

Plus de la moitié des enfants naissent dans un foyer où les parents ont au moins 30 ans. Les études ne sont pas la seule raison de ce recul. Les couples veulent bâtir un cadre économique et professionnel stable avant d’accueillir un enfant. « Ils veulent aussi profiter un peu de la vie à deux avant de fonder une famille », remarque Pascale Breuil.

Avec l’âge des parents, progresse la possibilité de naissances multiples. Les femmes plus jeunes ont moins de jumeaux : ce type de naissances concerne seulement 1 % des femmes de moins de 25 ans, mais grimpe à 5,7 % pour les femmes de 45 ans ou plus. Un phénomène qui s’explique en partie par l’assistance médicale à la procréation, auquel les femmes plus âgées ont plus souvent recours et qui induit plus fréquemment des grosses multiples.

Enfin, le modèle du foyer évolue aussi. En 2013, plus de la moitié des enfants (57 %) sont nés hors mariage.