Ebola: Un vaccin expérimental validé par les essais sur des singes

By | août 30, 2014

EPIDEMIE – Pour les auteurs d’une étude, il s’agit de la première démonstration d’une protection durable conférée par un vaccin contre le virus Ebola Zaïre, l’espèce virale à l’origine de l’épidémie qui a déjà fait plus de 2.000 morts en Afrique de l’Ouest…

Une injection d’un vaccin expérimental, renforcée par une piqûre de rappel, permet une protection «rapide et durable» contre Ebola chez des singes, selon une étude publiée dimanche qui vient conforter l’annonce de tests sur les humains.

Une injection du vaccin, basé sur un virus du rhume des chimpanzés et administrée à des macaques, leur a procuré «une protection complète à court terme et partielle à long terme» contre Ebola, notent les auteurs de cette étude dans la revue Nature Medicine. De plus, les animaux qui ont eu la piqûre de rappel dans le cadre d’un nouveau schéma vaccinal en cours d’étude ont développé une immunité «durable».

Apprendre à l’organisme à reconnaître le virus Ebola pour s’en défendre

Pour les auteurs de cette étude, il s’agit de la première démonstration d’une protection durable conférée par un vaccin contre le virus Ebola Zaïre, l’espèce virale à l’origine de l’épidémie qui a déjà fait plus de 2.000 morts en Afrique de l’Ouest, selon l’OMS. S’il est approuvé, «ce vaccin sera bénéfique pour les populations» pendant les épidémies et en cas d’exposition professionnelle a l’hôpital ou en laboratoire, d’après les chercheurs. L’Institut américain des allergies et des maladies infectieuses a annoncé le 28 août que les essais humains de vaccins contre Ebola commençaient début septembre.

L’équipe de Nancy Sullivan du centre de recherche du NIAID a développé un vaccin basé sur un adénovirus (virus de rhume) de chimpanzé baptisé «ChAd3», qui sert de transporteur, ou vecteur, pour délivrer des fragments de matériel génétique du virus Ebola dans les cellules du sujet vacciné. Ces fragments de matériel génétique ne sont pas infectieux mais aident l’organisme à apprendre à reconnaître le virus Ebola pour s’en défendre.

Les chercheurs ont opté pour un adénovirus de chimpanzé parce que beaucoup de gens sont immunisés contre la version humaine de ce virus de rhume, ce qui pourrait empêcher le vaccin expérimental d’agir.