Cancer de l’estomac un nez électronique pour le détecter

By | avril 14, 2015

Une entreprise israélienne a réussi la conception d’un nez électronique qui permet d’identifier des transformations dans l’haleine des individus atteints de cancer de l’estomac, ou susceptibles d’en développer. L’information est parue ce mardi 14 avril dans la revue Gut.

C’est plus précisément une équipe de chercheurs originaires de Lettonie et d’Israel qui ont travaillé sur ce projet ambitieux. Ils se sont attelés à différencier les personnes qui présentaient les risque de développer à l’avenir un cancer, de celles qui souffraient malheureusement déjà d’un cancer de l’estomac. Les scientifiques se sont appuyés sur le fait que les individus courant le risque d’avoir cette maladie avaient des lésions gastriques à haut risque.

Ce ne sont pas moins de 488 patients qui ont participé à cette étude, les chercheurs leur ont simplement prélevé des échantillons d’haleine. La méthode tradtionnelle, qui a démontré sa grande fiabilité, est la chromatographie en phase gazeuse. Elle est assez complexe à mettre en oeuvre et se révèle très cher. La nouvelle technique élaborée au sein de l’Israel Institute of Technology de Haïfa repose quant à elle sur des détecteurs avec des nanoparticules d’or. La fiabilité de détection s’est élevée à 73%.

Les réactions sur cette nouvelle technologie divergent en France. Le gastro-entérologue Robert Benamouzig, qui évolue en région parisienne, a certes indiqué que d’autres études devaient être menées pour confirmer les résultats mais il a estimé que la conception du nez électronique présentait un « intérêt certain ». En revanche, un autre professionnel de santé s’avère beaucoup plus sceptique quant aux résultats publiés dans la revue Gut. Il s’agit de Jean-Christophe Saurin, gastro-entérologue au Centre hospitalier de Lyon, qui n’a pas jugé comme « exceptionnelle » la fiabilité du test réalisé par l’équipe Israélo-lettonienne. Son opinion sur cette conception pourrait cependant changer dans quelques mois, si d’autres essais sont menés, et si la poursuite de l’étude implique un volet « prospectif » concernant l’évolution des patients catalogués comme à risque de cancer.