Boire du thé réduit les risques non-cardiovasculaires

By | septembre 8, 2014

Une étude menée en France révèle que les buveurs de thé réguliers 24% de risques de moins que les autres de mourir à cause d’une maladie liée au coeur. Mais la boisson elle-même n’est peut-être pas la seule responsable.

Voilà qui va faire plaisir aux aficionados du « tea time » britannique. Boire du thé réduit d’un quart les risques de mortalité dus à des causes non cardio-vasculaires, selonune étude présentée la semaine dernière lors du congrès de la Société européenne de cardiologie (ESC), à Barcelone.

« Le thé et le café font partie de notre quotidien. Leurs effets sur le cœur ont été beaucoup étudiés, parfois avec des résultats divergents. Nous avons voulu connaître leurs effets sur les risques non-cardiovasculaires », a expliqué lors de ce congrès le professeur Nicolas Dachin, qui a mené l’étude.

Un mode de vie plus sain

L’étude a été menée en France, sur plus de 130 000 patients parisiens âgés de 18 à 95 ans examinés dans ces Centres de bilans de santé entre 2001 et 2008. Ils ont ensuite été suivis durant 3 ans et demi. Résultat : les buveurs de thé voient leurs risques de mortalité liée à des causes non-cardiovasculaire baisser de 24 % par rapport aux autres. La nature du thé consommé par les participants n’a pas été précisée.

« Le thé possède des antioxydants qui peuvent expliquer ce phénomène », a indiqué le professeur Nicolas Danchin. « On remarque aussi que les buveurs de thé ont souvent une hygiène de vie plus saine. On peut donc se demande si c’est le thé qui garanti de meilleures chances de survie à ces personnes, ou si les bénéfices pour la santé ne sont pas dus au profil des buveurs de thé », a-t-il précisé.

Et les buveurs de café ?

En outre, l’étude a montré une hausse des risques de mortalité liés à des problèmes de cœur chez les buveurs de café, par rapport à ceux qui n’en boivent pas. Mais ce résultat doit être relativisé, en prenant en compte le facteur tabac, a expliqué le médecin.

Selon lui, les fumeurs sont plus nombreux parmi les gros buveurs de café. L’étude montre aussi que les buveurs de café tendent à faire moins de sport : ils sont 41 % à avoir un bon niveau d’activité physique, contre 45 % pour ceux qui n’en boivent pas.