L’assurance maladie désire réaliser une économie de 3 milliards d’euros

By | juillet 2, 2015

L’assurance doit remettre un rapport ce jeudi pour réaliser une économie de 3 milliards d’euros sur les 3 ans à venir. 30 pistes sont déjà trouvées pour freiner les dépenses de santé.
La Caisse veut investir dans la prévention comme première piste pour réaliser son objectif, mais pas seulement. Elle veut aussi améliorer les prescriptions et réduire les frais de transports. Le conseil d’administration de la Cnamts (Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés) doit prendre connaissance ce jeudi des 30 pistes trouvées pour économiser ses milliards d’euros, dont 715 millions sur l’année 2016.

A la suite d’un accouchement, ou à la suite d’opérations bénignes le service de l’ambulatoire doit écourter les séjours à l’hôpital, cette piste permet d’économiser 836 millions sur les 3 ans à venir.

La régulation des dépenses des transports des patients va également permettre de réaliser une économie de 547 millions d’euros sur les trois ans. Ces dépenses ayant explosées au cours des dernières années en ayant recours aux services des taxis, via la « responsabilité financière » des établissements de santé.

Les arrêts maladies restent toujours dans le collimateur. Les médecins doivent continuer de faire attention aux prescriptions et aux ordonnances délivrées. Par exemple un meilleur suivi des recommandations pour les médicaments antidiabétiques permet d’économiser 336 millions d’euros.

Le rapport aborde des pistes telles que la prévention de l’obésité, celles des insuffisances rénales chroniques, des médicaments contre l’hépatite C et d’autres pour freiner les dépenses de santé en améliorant la prévention.

Ces pistes sont à cumuler avec le plan triennal d’économies mis en place par le gouvernement qui permettront à l’horizon 2017 de réaliser des économies à hauteur de 10 milliards d’euros. Le Cnamts rappelle que le gouvernement s’est engagé à maitriser la progression des dépenses d’assurance maladie à hauteur de 1.75% en 2016, soit 3.4 milliards d’euros. Le virage du service ambulatoire et celui de la pertinence des soins est déjà amorcé.