Science et technologie : moteurs essentiels de la croissance économique

17 janvier 2026

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En bref :

  • Le Vietnam a réalisé un chiffre d’affaires de 208 milliards de dollars dans le secteur des sciences et technologies en 2025, contribuant à hauteur de 53,3 milliards de dollars au PIB national
  • La Résolution N°57 du Politburo institutionnalise la convergence de trois piliers stratégiques : science, technologie et transformation numérique
  • Adoption d’une Liste nationale des technologies et produits stratégiques, inversant l’approche traditionnelle de la recherche vers une logique orientée défis concrets
  • Couverture 5G supérieure à 90% de la population, vitesse Internet fixe classée dans le top 10 mondial, déploiement IPv6 au 7e rang international
  • Objectif 2026 : 100% des procédures administratives réalisées en ligne avec cinq piliers prioritaires pour catalyser l’innovation nationale

La science et la technologie au cœur du nouveau modèle de croissance économique

Le rôle historique de la science dans le développement des nations s’est considérablement renforcé ces dernières années. Les chiffres récents du Vietnam illustrent cette transformation spectaculaire. En 2025, le secteur scientifique et technologique a généré un chiffre d’affaires de 5,465 millions de milliards de dôngs, soit environ 208 milliards de dollars. Cette performance remarquable s’accompagne d’une contribution fiscale de 4,379 milliards de dollars aux caisses de l’État.

La contribution directe au Produit intérieur brut atteint désormais 53,3 milliards de dollars, démontrant que la recherche et le développement ne constituent plus de simples secteurs d’appui. Ils incarnent désormais de véritables moteurs de la prospérité économique. Cette évolution reflète une tendance mondiale où l’innovation technologique redéfinit les équilibres économiques traditionnels.

Le ministre des Sciences et Technologies, Nguyên Manh Hùng, a souligné lors de la conférence de bilan de décembre 2025 que cette année marque un tournant historique. La convergence officielle de trois piliers majeurs – science, technologie et transformation numérique – s’inscrit désormais dans une vision macroéconomique d’envergure mondiale. Cette orientation stratégique positionne le pays vers l’objectif ambitieux de devenir une nation développée à revenu élevé.

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L’institutionnalisation d’une vision stratégique à long terme

La Résolution N°57 du Politburo représente bien plus qu’un simple texte administratif. Elle matérialise une déclaration politique fondamentale : le développement national reposera principalement sur la science, la technologie et la transition digitale. Cette institutionnalisation à un niveau inédit confère aux acteurs du secteur une légitimité renforcée et des responsabilités élargies.

Au cours des cinq dernières années, un nouveau système de concepts s’est progressivement formé et diffusé largement. Ces notions ont transformé en profondeur la manière de concevoir le rôle de l’État et la trajectoire de développement à l’ère numérique. L’économie de la connaissance n’est plus un horizon lointain mais une réalité quotidienne façonnant les politiques publiques.

Un cadre juridique révolutionnaire pour libérer le potentiel technologique

La gouvernance et le perfectionnement institutionnel ont connu des innovations fondamentales. Le vice-ministre Bùi Hoàng Phuong a confirmé que 2025 marque un passage résolu d’une logique de gestion vers une logique de création et de pilotage du développement. Cette transformation philosophique se traduit par une activité législative d’une intensité remarquable.

En seulement dix mois d’existence sous sa nouvelle forme, le ministère des Sciences et Technologies a fait adopter dix lois et une résolution par l’Assemblée nationale. Cette production s’accompagne de plus de 80 textes réglementaires (décrets, décisions, directives) et d’une cinquantaine de circulaires. Ce nouveau cadre juridique couvre l’intégralité de la chaîne de valeur, depuis la recherche fondamentale jusqu’aux applications industrielles de l’intelligence artificielle.

De la recherche fondamentale aux applications industrielles

La propriété intellectuelle, l’automatisation et la transformation numérique bénéficient désormais d’un environnement réglementaire cohérent. Cette approche globale facilite le passage des découvertes scientifiques vers leur commercialisation. Les entreprises peuvent désormais s’appuyer sur un cadre stable pour planifier leurs investissements en recherche et développement sur le long terme.

L’introduction de la Liste nationale des technologies et produits stratégiques constitue une première historique. Ce document stratégique inverse l’approche traditionnelle : ce sont désormais les défis socio-économiques concrets qui dictent les priorités de recherche, et non l’inverse. Cette méthode orientée résultats garantit une meilleure allocation des ressources vers les domaines à fort impact.

Indicateur technologique Performance 2025 Classement mondial
Couverture 5G Supérieure à 90%
Vitesse Internet fixe Haut débit Top 10
Déploiement IPv6 67%+ 7e rang
Stations 5G Viettel 30 000 unités

La transformation numérique nationale franchit un cap décisif

Les infrastructures numériques constituent le socle sur lequel repose l’économie moderne. La mise en place progressive et cohérente de bases de données nationales et de plateformes partagées jette des fondations solides pour l’édification d’une nation numérique. Cette architecture technique permet d’interconnecter les différents acteurs économiques et facilite l’émergence de nouveaux modèles d’affaires.

Le secteur postal a maintenu une croissance élevée malgré un contexte économique difficile. Cette résilience témoigne de la capacité d’adaptation des industries traditionnelles face à la digitalisation. Les télécommunications ont enregistré des avancées spectaculaires avec une couverture 5G supérieure à 90% de la population, positionnant le pays parmi les leaders régionaux en matière de connectivité mobile.

La vitesse de l’Internet fixe se classe désormais parmi les dix meilleures au monde. Cette performance technique facilite le travail à distance, l’éducation en ligne et le commerce électronique. Le taux de déploiement de l’IPv6 dépasse 67%, plaçant le Vietnam au 7e rang mondial. Cette adoption précoce du protocole Internet de nouvelle génération garantit la pérennité des infrastructures numériques nationales.

Les plateformes numériques au service de la gouvernance publique

L’objectif fixé pour 2026 est ambitieux : 100% des procédures administratives devront être réalisables en ligne. Cette digitalisation complète des services publics promet de réduire considérablement les délais de traitement et d’améliorer l’expérience citoyenne. Les bases de données partagées permettront une interconnexion efficace entre administrations, éliminant les redondances et les demandes répétées de documents.

Les plateformes numériques nationales serviront également d’outils de pilotage pour les décideurs politiques. L’exploitation de données massives permettra d’identifier rapidement les tendances économiques et d’ajuster les politiques publiques en conséquence. Cette gouvernance basée sur les données représente un progrès majeur vers une administration plus réactive et efficiente.

Cinq piliers prioritaires pour accélérer la croissance économique

Le vice-Premier ministre Nguyên Chi Dung a défini cinq groupes de missions prioritaires pour catalyser le développement technologique. La première priorité consiste à intégrer les orientations du Secrétaire général Tô Lâm pour faire de la science et du numérique les leviers de l’année 2026. Le ministère doit s’affirmer comme le véritable chef d’orchestre du « Comité directeur pour l’innovation ».

Ce rôle de coordination implique un suivi rigoureux, des évaluations régulières et une réactivité accrue. Les obstacles identifiés sur le terrain devront être levés rapidement pour maintenir la dynamique d’innovation. Cette approche proactive contraste avec la gestion administrative traditionnelle centrée sur le respect des procédures plutôt que sur l’atteinte de résultats concrets.

Transformer les réformes législatives en avantages compétitifs

Le deuxième défi concerne l’exécution effective des réformes. Le ministère s’engage à transformer les innovations législatives en réalités concrètes dès le premier trimestre 2026. Tous les décrets d’application nécessaires seront publiés dans ce délai serré. L’objectif est de faire du cadre juridique non plus un frein bureaucratique, mais un véritable avantage concurrentiel capable de catalyser l’innovation et la transformation numérique.

Le troisième axe se concentre sur les missions structurantes. Une feuille de route rigoureuse cible les priorités suivantes :

  • Déploiement d’infrastructures scientifiques et technologiques de pointe
  • Exploitation optimale des données de masse pour le développement économique
  • Investissement massif dans les technologies de rupture à fort potentiel
  • Formation d’une élite intellectuelle capable de porter les projets stratégiques
  • Mécanismes de contrôle stricts garantissant la maximisation de chaque investissement

Le quatrième volet vise à dynamiser le financement de l’innovation. L’activation pleine des Fonds nationaux pour la science et la technologie doit attirer la recherche et développement privée, qu’elle soit locale ou étrangère. Cette stratégie crée une véritable passerelle entre le monde académique et le marché, facilitant la commercialisation des découvertes scientifiques.

Sécurité informatique et standards techniques de demain

Le cinquième pilier scelle l’union entre innovation et protection. En intégrant l’Agenda 06 au cœur de sa stratégie, le ministère s’engage dans une coopération interministérielle inédite. L’exploitation du gisement de données nationales nécessite des garanties robustes en matière de sécurité informatique. La définition des standards techniques futurs constitue une condition sine qua non de cette transformation numérique réussie.

Cette approche holistique reconnaît que le progrès technologique sans sécurité adéquate expose le pays à des risques systémiques. Les cybermenaces évoluent constamment, nécessitant une vigilance permanente et des investissements continus dans les capacités de défense numérique. La souveraineté technologique passe également par la maîtrise des technologies critiques et la réduction de la dépendance vis-à-vis des fournisseurs étrangers.

Concentrer les ressources sur les technologies à fort effet de rupture

Pour 2026, le ministère des Sciences et Technologies définit une orientation claire : privilégier les missions fondamentales et stratégiques à fort effet d’entraînement. Cette focalisation contraste avec la tendance passée à disperser les investissements sur de nombreux projets de moindre envergure. Les ressources financières seront concentrées sur les technologies et produits stratégiques identifiés comme prioritaires.

Les projets retenus devront produire des résultats concrets et mesurables, étroitement liés à l’objectif de croissance à deux chiffres de l’économie. Cette exigence de performance élimine les initiatives purement académiques sans perspective d’application pratique. Chaque programme de recherche devra démontrer sa capacité à générer de la valeur économique ou à résoudre des problèmes sociétaux majeurs.

Infrastructures scientifiques et partage des ressources de recherche

L’investissement dans les infrastructures scientifiques et technologiques constitue une priorité majeure. La création de laboratoires de pointe et de centres de recherche modernes permettra d’attirer les meilleurs talents et de conduire des travaux de niveau international. Ces équipements coûteux seront partagés entre instituts, universités et entreprises pour optimiser leur utilisation.

Les mécanismes d’interconnexion des infrastructures de recherche favoriseront les collaborations interdisciplinaires. Un chercheur travaillant dans une université pourra accéder aux équipements d’un laboratoire industriel pour valider ses hypothèses. Cette mutualisation réduit les coûts et accélère les cycles d’innovation en supprimant les barrières organisationnelles traditionnelles.

Attirer et valoriser les talents dans l’économie de la connaissance

Les ressources humaines hautement qualifiées représentent le capital le plus précieux dans l’économie de la connaissance. Les politiques d’attraction et de valorisation des talents seront renforcées pour créer un écosystème favorable à l’innovation. Des missions d’envergure et des défis scientifiques majeurs seront confiés aux jeunes scientifiques et ingénieurs compétents, leur permettant de développer leur potentiel.

Cette approche rompt avec la tradition de confier les responsabilités uniquement aux chercheurs seniors. Les jeunes talents apportent souvent des perspectives nouvelles et une familiarité avec les technologies émergentes. Leur confier des projets stratégiques stimule leur motivation et accélère le renouvellement générationnel nécessaire dans la communauté scientifique.

L’attraction d’experts vietnamiens de l’étranger et de spécialistes internationaux pour les projets stratégiques élargit le réservoir de compétences disponibles. Ces professionnels expérimentés apportent des connaissances acquises dans les écosystèmes d’innovation les plus avancés. Leur présence favorise les transferts de savoir-faire et l’adoption de meilleures pratiques internationales.

Formation continue et adaptation aux évolutions technologiques rapides

L’automatisation et l’intelligence artificielle transforment rapidement les compétences requises sur le marché du travail. Les programmes de formation continue doivent s’adapter en permanence pour maintenir l’employabilité des travailleurs. Les universités et centres de formation professionnelle collaborent avec l’industrie pour identifier les besoins émergents et ajuster leurs curricula en conséquence.

Cette agilité éducative constitue un facteur clé de compétitivité nationale. Les pays qui forment efficacement leur main-d’œuvre aux technologies nouvelles attirent davantage d’investissements étrangers. Les entreprises recherchent des bassins de talents capables de maîtriser les outils et méthodes de pointe, réduisant leurs coûts de formation interne.

Comment la science et la technologie stimulent-elles concrètement la croissance économique ?

La science et la technologie génèrent de la croissance économique par plusieurs mécanismes : augmentation de la productivité grâce à l’automatisation, création de nouveaux secteurs industriels, amélioration de la compétitivité internationale des entreprises, et génération d’emplois qualifiés à forte valeur ajoutée. Les chiffres du Vietnam illustrent cette dynamique avec une contribution directe de 53,3 milliards de dollars au PIB en 2025.

Quels sont les principaux obstacles au développement technologique dans les économies émergentes ?

Les défis majeurs incluent : le manque d’infrastructures scientifiques modernes, la pénurie de ressources humaines hautement qualifiées, des cadres juridiques inadaptés à l’innovation rapide, une dispersion excessive des investissements en recherche et développement, et la difficulté à commercialiser les découvertes scientifiques. La stratégie vietnamienne pour 2026 adresse spécifiquement ces obstacles par une approche concentrée et orientée résultats.

Pourquoi la transformation numérique est-elle indissociable de l’innovation scientifique ?

La transformation numérique fournit les outils et infrastructures nécessaires à l’innovation moderne : plateformes de données pour la recherche, capacités de calcul pour modéliser des phénomènes complexes, connectivité pour les collaborations internationales, et canaux de distribution pour les produits innovants. Les trois piliers – science, technologie et numérique – forment un écosystème intégré où chaque élément renforce les autres.

Comment mesurer l’efficacité des investissements en recherche et développement ?

Les indicateurs clés incluent : le chiffre d’affaires généré par les secteurs technologiques, la contribution au PIB national, le nombre de brevets déposés, les publications scientifiques dans des revues prestigieuses, le taux de commercialisation des découvertes, et la création d’emplois qualifiés. L’approche vietnamienne privilégie désormais des résultats concrets et mesurables plutôt que des métriques purement académiques.

Quel rôle joue la coopération internationale dans le développement technologique ?

La coopération internationale accélère l’innovation en permettant l’accès aux meilleures expertises mondiales, le partage d’infrastructures de recherche coûteuses, la participation à des projets d’envergure dépassant les capacités nationales, et l’adoption rapide de standards internationaux. L’attraction d’experts étrangers et la mobilité des chercheurs nationaux vers l’international enrichissent l’écosystème scientifique local.

Article by GeneratePress

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